Le Samedi Politique S02E12 Gilets Jaunes et écologie punitive avec Michèle Rivasi

Matraquage fiscal, écologie punitive ou nécessaire transition énergétique, quoi qu’on en pense, la hausse de la fiscalité sur les carburants (6,5 centimes sur le diesel et 2,9 sur l’essence) a mis le feu aux poudres. Depuis une semaine, les gilets jaunes sont mobilisés partout en France face à Emmanuel Macron.

Colère légitime ou aveuglement face aux impératifs environnementaux ? Pourquoi l’écologie apparaît-elle toujours punitive ?
Michèle Rivasi, députée européen Europe Ecologie et spécialiste des questions d’environnement, revient sur les réformes de la transition écologique qui pénalisent souvent les classes moyennes de plus en plus étranglées…

https://www.tvlibertes.com/gilets-jaunes-et-ecologie-punitive-avec-michele-rivasi

L’Action Française dans la Grande Guerre [9] LʼArmistice et ses suites. Une paix à la Pyrrhus

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La SDN – Genève

Par Rémi Hugues 

Dans le cadre du centenaire du dénouement de la Grande Guerre, Rémi Hugues a rédigé pour les lecteurs de Lafautearousseau une suite dʼarticles très documentés qui seront publiés au fil des journées en cours. Ils pourront être objets de débats. Au reste, la guerre n’est plus exclue des perspectives mondiales d’aujourd’hui … 

Un nouvel ordre mondial 

1710051432.jpgLe président du Conseil Georges Clemenceau sʼest fait, lui reprochent en substance Bainville, le caniche du président américain Woodrow Wilson (photo), qui, de concert avec les Britanniques, craignent quʼune avancée des troupes jusquʼà Berlin, ainsi quʼune partition de lʼex-IIème Reich, favoriseraient une trop grande domination française sur le continent européen. 

Les Français, lʼAction Française incluse donc, qui entendaient faire lʼéconomie dʼune nouvelle guerre contre le voisin allemand, se virent soupçonner par les Anglo-Saxons de se vouloir substituer à lʼAllemagne en tant que puissance ambitionnant de modeler à son profit une Europe qui deviendrait alors le terrain dʼune hégémonie sans partage. 

Après 1918 la France dut ainsi se contenter dʼobéir au nouvel ordre wilsonien, imposé de lʼintérieur par les radicaux Clemenceau et Édouard Herriot, lʼami du fervent partisan de la création de la Société des Nations (S.D.N.) René Cassin[1].

Aux yeux des penseurs de lʼAction Française, ni le traité de Versailles, ni le projet de mise en place de la S.D.N., ni même le principe des nationalités, qui prescrit le droit des peuples à disposer dʼeux-mêmes, ne sont légitimes. Mais, étonnamment, la révolution bolchevique ne leur semble pas une si terrible chose… tant quʼelle ne traverse pas les frontières hexagonales. 

Révolution en Russie 

Ainsi Bainville espérait le triomphe des spartakistes Rosa Luxembourg et 187161567.2.jpgKarl Liebknecht (photo) en Allemagne, agrandissant le foyer révolutionnaire à la patrie de Karl Marx, qui était restée une hyperpuissance industrielle en dépit de la guerre, son territoire nʼayant pas été le théâtre de combats. Peut-être Bainville ne mesurait point lʼeffet considérable de contagion quʼaurait provoqué la victoire spartakiste sur le reste du monde, et la capacité militaro-industrielle dont aurait disposé le communisme mondial. 

Pour lui, le bolchevisme était dʼessence asiatique, mongole. Le bolchevisme traduisait selon lui la part asiatique de lʼidentité dʼun pays-continent à cheval entre lʼEurope et lʼAsie, tiraillé depuis trois siècles entre cette idiosyncrasie « mongole » et celle occidentale, que Pierre-le-Grand mit particulièrement en avant. 

À la date du 6 février 1918, figure dans le Journal de Bainville le raisonnement suivant : « La Russie offrait lʼexemple dʼun collectivisme asiatique couronné par la dictature tsarienne. En trois cents ans, les Romanov nʼont pu démongoliser leur Empire et Nicolas II a fini par succomber à la lutte entre la tendance orientale et la tendance occidentale. Aujourdʼhui, cʼest lʼAsie qui lʼemporte avec le maximalisme, et le socialisme intégral se réalise par la dictature du prolétariat. »[2]               

Toutefois la révolution dʼOctobre nʼest pas venue de lʼest mais de lʼouest, des grandes centres urbains, Moscou et Saint-Pétersbourg en premier chef, et les idées révolutionnaires (socialisme, nihilisme, populisme…) se sont répandues au XIXème siècle par le truchement des instituteurs, qui en étaient les principaux colporteurs dans les endroits les plus reculés, en Sibérie et dʼailleurs. Lesquels instituteurs avaient été formés dans les universités du pays, qui se trouvent en majorité à lʼouest.      

En outre, avec le recul historique, si lʼon observe les mutations quʼont connues des pays communistes tels que la Chine ou le Vietnam, on peut plutôt soutenir quʼun régime marxiste-léniniste est un facteur dʼoccidentalisation – sans doute le plus efficace de tous car se présentant sous les traits dʼune critique radicale de la culture occidentale – ; vraisemblablement ce qui amenait Bainville à croire dans cette « asiaticité » du communisme est son messianisme sans frontières, dʼinspiration largement judaïque[3]. Marx était, ne lʼoublions pas, le descendant dʼune lignée de rabbins. Il est à cet égard possible que Bainville « mongolisait » les bolcheviques car il voyait en eux un groupe fortement influencé par des descendants de Khazars, appelés ensuite ashkénazes.      

Or Hannah Arendt nʼa pas manqué dʼinsister sur lʼ « européanité » de la communauté juive moderne – en témoigne le phénomène Haskalah dont Marx fut avec Freud le plus célèbre résultat – lorsquʼelle avançait que « lʼélément juif » était « cosmopolite et inter-européen »[4]

Sous les tranchées, lʼÉtat-monde en gestation 

Du reste, il y avait quelque rapport entre lʼinternationalisme prolétarien et lʼuniversalisme démocratique qui guida ceux qui établirent la S.D.N. Bainville ne se montrait pas farouchement hostile à ce Saint-Siège profane que le protestant idéaliste Emmanuel Kant appelait de ses vœux dès la fin du XVIIIème siècle dans Idée dʼune histoire universelle dʼun point de vue cosmopolitique. Mais Bainville estimait, le 18 janvier 1918, quʼelle aurait une valeur seulement si la menace allemande était écartée : « Pour que la Société des Nations […] entre dans les faits, il faut dʼabord que lʼAllemagne ne puisse plus nuire. »[5] Une S.D.N. qui reconnaîtrait une Allemagne une et indivisible, considérait-il, serait inepte autant quʼillégitime.  (A suivre)  ■ 

[1]  http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/05/02/ce-menacant-monsieur-cassin-6048031.html

[2]  Jacques Bainville, ibid., p. 206.

[3]  Jean Bouvier, « Les révolutionnaires du yiddishland », Vingtième siècle, n°3, 1984, p. 115-117.

[4]  Hannah Arendt, Sur lʼantisémitisme. Les origines du totalitarisme, Paris, Gallimard, 2002, p. 40.

[5]  Jacques Bainville, ibid., p. 202.

Articles précédents …

L’Action Française dans la Grande Guerre [1] La guerre sans l’aimer

L’Action Française dans la Grande Guerre [2] Un prescripteur d’opinion de plus en plus important 

L’Action Française dans la Grande Guerre [3] L’Union Sacrée : un ralliement ?

L’Action Française dans la Grande Guerre [4] L’Union Sacrée : un ralliement ?

L’Action Française dans la Grande Guerre [5] L’« affaire des panoplies »

L’Action Française dans la Grande Guerre [6] Guerre totale contre lʼEurope

L’Action Française dans la Grande Guerre [7] Guerre totale contre lʼEurope

L’Action Française dans la Grande Guerre [8] LʼArmistice et ses suites. Une paix à la Pyrrhus

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/11/29/l-action-francaise-dans-la-grande-guerre-8-l%CA%BCarmistice-et-se-6108909.html

Pacte migratoire de l’ONU – Pour Nicolas Bay, on cherche à aboutir “à la consécration d’un prétendu droit à la migration”

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Si le gouvernement français soutient le pacte migratoire de l’ONU, le Rassemblement national s’y oppose logiquement, voyant dans ce texte la porte ouverte à de nouveaux mouvements migratoires.

Selon Marine Le Pen, ce texte “exprime un immigrationnisme radical qui non seulement engage tous les pays à faire la promotion de cette immigration sans limite, mais fait disparaître le concept de clandestinité.”

Nicolas Bay ajoute : “C’est toujours la même manière de procéder. On va aboutir à la consécration d’un prétendu droit à la migration présenté comme un nouveau droit de l’homme“.

Diverses pétitions fleurissent sur le Net pour dénoncer ce projet de l’ONU. Exemple avec celle-ci : “Non au Pacte mondial sur les migrations qui met en danger la France et l’Europe

Le Scan Politique

@Le_Scan

Pacte migratoire de l’ONU : RN et LR dénoncent l’avènement d’un «droit à l’immigration» http://www.lefigaro.fr/politique/2018/11/28/01002-20181128ARTFIG00296-rn-et-lr-denoncent-l-avenement-d-un-droit-a-l-immigration.php?utm_term=Autofeed&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1543432072 

Pacte migratoire de l’ONU : RN et LR dénoncent l’avènement d’un «droit à l’immigration»

Le parti de Marine Le Pen a lancé une pétition contre la signature du pacte par la France.

lefigaro.fr

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https://fr.novopress.info/

Conférence de Jeanne Smits à Saumur ce soir, précisions ou complément de J.F de Brugiere

Chers amis le 27 Novembre

L’Association, saumuroise «  Français, réveillez vous » est heureuse de vous convier à la conférence de mme Jeanne Smits, sur les événements bons ou mauvais qui entourent le Vatican.

Les organisateurs de cette soirée, entendent bien certains atermoiements concernant le pape actuel François. Nous n’entrons pas dans cette querelle. Rome reste au centre de nos valeurs même si des erreurs liées au genre humain, et à notre condition de pêcheurs, se glissent ici ou là.

Pour les Fidèles de la Tradition et la messe de st Pie V

Tout a commencé par «  la prise «  de st Nicolas du Chardonnet par des fidèles de la Tradition. Du vivant de mgr Lefébvre. C’est l’Abbé Laguérie qui fut alors le premier curé de cette eglise. Il y restera 10 ans contre vents et marées. Il tentera dans les années 2000 de réitérer cette action de force à l’église du Louvre

Dans les années 90, nous avons été fiers de soutenir le pape JP II dans ses relations avec la Pologne, Lech Walesza et son Syndicat Solidarnosc aux Chantiers de Gdansk. Ces événements majeurs, ont conduit au retour de la Pologne dans le camp occidental, puis à la Chute du Mur de Berlin et peu de temps après, à la chute du Communisme athée à Moscou.

Plus tard, c’est l’infâme invasion de l’Irak ( Koweit) par les anglo américains ( et l’OTAN dont fait partie la France) . Une vraie infamie puisque nous devions y libérer un peuple des chaines de saddam hussein. Un vrai mensonge d’État avec l’affaire du «  tube à essais » brandi par le gén Colin Powels à l’ONU. Or, le pape a clairement déclaré ce projet de guerre injuste

Pour nous les catholiques de la Tradition, ce pape nous a redonné des couleurs en autorisant la liturgie de toujours , mise à mal dans les années 70… remplacée par des tam tam et des chants en général assez laids et l’éradication du sacré. Ce n’est pas neutre : Rappelons nous l ‘exclamation de Martin Luther, solide opposant à une Rome soit disant débauchée ( sic) celle du pape Jules II, ( il faut dire que les nus de Michel Ange, devaient lui donner des vertiges) et proclamant que la première chose à faire était de détruire la Liturgie romaine. Nous avons assisté à la main tendue du pape ( juin 1988) aux fidèles de la Tradition, et certains y ont répondu après Dom Gerard Calvet du Barroux et Jean Madiran qui étaient nos phares.

Depuis cette époque, « nous «  réclamons un catéchisme pour enfants ( celui de la contre Réforme ayant été interdit ). ce catéchisme pour enfants n’a pas été crée. Nous avons alors assisté à de multiples catéchismes ( dont Pierres vivantes) incluant de nombreuses fautes.

Il ne fallait pas en demander davantage au pape JPII, trop lié lui même au Concile vatican II.

L’étape suivante viendra donc nécessairement du successeur de JPII.

Succédant à JP II, ( élu vers 2005) le pape Benoit XVI nous a redonnés une grande part de ce qui nous avait été indûment enlevé auparavant. .. continuant ainsi le retour à la Tradition, et notamment la Messe … qui n’avait jamais été interdite » nous dit le pape . Entendre cela 40 ans après les déclarations du pape Paul VI, avait quelque chose de parfaitement vrai ( c’est ce que soutenaient les Fidèles de st Nicolas du Ch. ) et en même temps de surréaliste compte tenu des anathèmes venus du Clergé et des violences multiples que nous avons subies.. il faut savoir pardonner mais ne pas oublier

Ce fut en particulier le retour demandé par ce pape Benoit XVI , dans les Paroisses. Reprendre pied dans nos églises. À condition que le clergé local l’accepte. A Paris, 2 paroisses y avaient répondu favorablement , de suite à l’appel du Pape. Aujourd’hui, ce sont des centaines de paroisses qui ont leur créneau Tradi, suivant le rite de st Pie V. Une belle victoire de la Tradition.

Peu ou prou, ( et c’est une vraie victoire) il fut plus ou moins entendu que le Concile Vatican II, n’était plus un roc inattaquable et sanctuarisé, mais que les chrétiens avaient le droit de le «  commenter voire de le critiquer »

C’est dire l’importance de ces papes, malgré Assises, malgré le baiser au Coran dans la mosquée bleue à Constantinople et bien d’autres événements que les «  Tradis » n’acceptent pas et qui restent inacceptables. . On pourrait dire pareil de ces « embrassades «  avec nos « frères ainés . SIC.

Il aura fallu 40 ans pour que Rome rende justice aux catholiques dits de tradition, c’est-à-dire fidèles à l’Église de toujours .

Nous restons opposés à sa Protestantisation et/ou au virage à gauche démarré depuis les années 50 avec les prêtres ouvriers ( condamnés par le pape Pie XII) continué dans les années 60 par le rapprochement avec le Kremlin et l’abandon de toute critique du communisme. JPII va rompre ce pacte malfaisant… tout comme il remettra Marie sur les Autels. .

Il ne faut pas oublier – en effet- que Le temps n’est pas si lointain où les prières à la TSVM étaient « mises sous le boisseau » oubliées et les églises vidées de leurs statues et la TSVM expédiée à la cave ou parfois à la brocante.

Vendredi soir, Jeanne Smits donnera une conférence sur l’ensemble des événements qui se sont succédés au Vatican. Vous y êtes largement conviés.

Ne pouvant assurer une «  bonne «  diffusion efficace , je vous serais reconnaissant de bv envoyer ce rappel à vos amis et connaissances.

A Vendredi 30 Novembre 19h00 salle de la cocasserie à saumur près de la Place de la Mairie . 6 euros ( tarif réduit couples et ados pour qu’ils connaissent nos luttes et nos succès ). Il est de nos luttes pour la défense de notre Tradition catholique , comme des autres… laïques , On n’a jamais rien, sans rien.

Jean fr de Brugiere, association Français, réveillez vous.

confjeannesmits

https://francaisreveillezvous325100172.wordpress.com/2018/11/30/conference-de-jeanne-smits-a-saumur-ce-soir-precisions-ou-complement-de-j-f-de-brugiere/

Macron-Gilets jaunes, deux logiques irréconciliables

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Le gouvernement et les Gilets jaunes sont dans des logiques irréconciliables. D’un côté un pouvoir entièrement formaté par le capitalisme, de l’autre, une population qui refuse la gestion purement comptable de son destin. Ces Gilets jaunes – c’est-à-dire une large majorité de Français de souche – sont les premiers à payer la note des ajustements structurels du capitalisme dont ils sont les sempiternels perdants. Cette révolte est symptomatique d’un état du monde où le capitalisme est en train de détruire tout ce qui constitue le socle de nos cultures et de notre civilisation. Car le capitalisme est un terrorisme qui gave une minorité au détriment de la majorité.  Le capitalisme a réduit toute l’activité humaine à une pure marchandise où seul compte la loi du marché et dont l’unique but est d’accroître encore et toujours le capital.

Or, le capital n’est autre que l’argent en tant qu’il se produit lui-même. Il se définit aussi par cette automatisation du processus de production qui ne cherche que sa propre croissance. La figure de l’homme n’est plus seulement celle du Travailleur, c’est aussi et surtout celle du consommateur. L’homme en est réduit à n’être plus qu’une machine à produire de l’argent. Le Gilet jaune est la version moderne de l’esclave au service de son maître : le capital. L’huile de coude a été remplacée par la machine, raison pour laquelle on peut aussi parler de techno-capitalisme qui est aussi l’autre figure du totalitarisme.

Emmanuel Macron n’a donc rien compris au film qui est en train de se dérouler sous ses yeux. Le capital l’aveugle. Les Gilets jaunes veulent le retour à une authentique justice sociale et militent donc pour un pouvoir qui sait redistribuer la richesse et non l’accaparer au profit d’une minorité.

Il est par ailleurs révélateur que la révolte des Gilets jaunes soit un mouvement bien Gaulois, Français de souche si l’on préfère, vu que les immigrés sont trop heureux de bénéficier des avantages sociaux et des trafics divers et variés que notre « démocratie » autorise pour acheter la paix sociale. Notamment celle des banlieues. A ce sujet, on remarquera que les baroques politiques de la ville qu’on nous vend depuis des décennies ont bénéficié massivement à ces banlieues au détriment du rééquilibrage des territoires. Or, ces fameuses politiques de la ville se sont révélés être un échec cuisant. L’association du capital et de la démocratie, c’est la dépense qui consiste essentiellement à déminer les conflits et à protéger le capital. C’est donc une impasse.

Aujourd’hui, nous en sommes arrivés à une telle dégradation de nos démocraties que celles-ci sont désormais aux mains du seul capital. D’où cette réaction populiste  que l’on constate dans toute l’Europe qui n’est autre que le refus par l’homme de n’être qu’une variable d’ajustement du capital et de son corollaire, le marché. La révolte des Gueux que nous sommes ou des « ploucs émissaires » comme l’écrit François Bousquet* !

(*) François Bousquet est le rédacteur en chef de la revue Eléments.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

Les gilets jaunes ont déjà gagné car ils ont rendu leur fierté à la France !

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Ils ont gagné parce qu’ils ont rendu leur fierté à la France.
Ils ont gagné parce qu’ils prouvent qu’on avait tort de désespérer du peuple.
Ils ont gagné parce que tout redevient possible et qu’ils nous rendent foi et espoir.

Ils ont déchiré le voile de la duplicité du pouvoir et de ses affidés : l’indigence des gouvernants, la non-représentativité coupable des intermédiaires sociaux, la futilité des pseudo-« élites », retranchées dans leurs alcôves, se terrant, marginalisées, mais se rendant enfin compte qu’elles sont nues, que leurs discours, pétitions, marches blanches ou violettes ne sont que du vent qui souffle bien au-dessus du pays réel.

Ils ont gagné parce qu’ils sont soutenus par 80 % du pays réel, et non 18 % comme Macron, et qu’ils ont mis au jour les dessous du système. Les appareils syndicaux sont à la ramasse, juchés sur leurs avantages acquis, voyant passer les immenses cortèges porteurs des revendications qu’ils n’ont pas su porter, et sont réduits à compter sur le système pour les réintroduire dans un deuxième tour de rattrapage pour partenaires sociaux « présentables », à défaut d’être représentatifs.

Ils ont gagné car l’indigence des dirigeants ne peut plus être masquée. Je ne m’appesantis pas, ici, sur les bassesses des Damartin, Griveaux et autres comparses, ni sur ceux qui pointent aux abonnés absents, ni sur le surnuméraire de Beauvau, réduit à mentir, toujours davantage mentir, sur le nombre des manifestants, la sincérité de la colère, le profil des casseurs… Ni sur ce Macron de pacotille, inconscient de l’abîme de ses délires.

Tant de bassesses, d’incompétence, tant de morgue plombent définitivement leurs auteurs, désormais acculés.

Ils ont gagné parce que les autres piliers de l’ancien régime, PS-PC-Verts-Centristes-LR…, qui ont permis aux actuels liquidateurs d’accomplir leurs forfaits en les portant au pouvoir, savent désormais que jouer au Bisounours a un prix. Et qu’ils sont coreponsables du désastre actuel.

Ils ont gagné parce que Ludovine de La Rochère ici-même, à qui l’on doit la précédente marée humaine, y a vu des convergences.

Mais, quoi qu’il en soit de ce que le pouvoir pourrait concéder, les gilets jaunes auront complètement gagné s’ils sont capables de transformer l’essai en favorisant le rassemblement de ce qu’il reste, dans ce pays, de forces républicaines, soucieuses de l’intérêt du peuple. Il leur faudra un gigantesque effort de lucidité pour sublimer l’enthousiasme en perspective opérationnelle, c’est-à-dire politique. Qu’ils y prennent toute leur place.

Tous pourris ? Vraiment ? Ceux qui les ont soutenus dès l’origine ne l’ont pas fait par opportunité. Le peuple des gilets jaunes n’a pas brandi le drapeau de la République comme un gadget, mais pour manifester la conviction que c’est bien sur les valeurs fondamentales de la patrie, qui régissent notre volonté de « vivre ensemble », qu’il faut s’arc-bouter pour en sortir. Cette juste conviction est partagée. Ils ne sont pas seuls.

Je ne doute pas que c’est la compréhension de cette deuxième partie de l’enjeu qui les fera définitivement gagner !

Gérard Bailliet

http://www.bvoltaire.fr/les-gilets-jaunes-ont-deja-gagne-car-ils-ont-rendu-leur-fierte-a-la-france/

Merkel, Macron et le pacte migratoire

6a00d8341c715453ef022ad37dce57200c-320wi.jpgCourant décembre, trois réunions vont orienter la politique de l’Union européenne et conditionner son avenir.

La conférence dite COP24 se tiendra à Katowice en Pologne. Elle prétendra trancher sur le climat. Elle préoccupe certes notre président préféré et les stratèges politiciens parisiens[1].

Or nos grands habiles ne sauraient ignorer que deux échéances plus importantes et probablement plus explosives attendent les Européens. On y débattra, en deux temps, du projet tout à fait délirant d’un pacte mondial migratoire. IL consiste à imposer, à quelques pays cibles, considérés comme importateurs de main-d’œuvre, d’accueillir la misère du reste du monde.

Chaque jour ce dossier s’aggrave. Et, dans certaines nations développées, un conformisme idéologique de plus en plus intolérant proclame une réponse que l’on qualifiera de complaisante.

Rappelons avant tout que, si le projet onusien apparaît en surface comme ratifié par 190 États, bien peu nombreux se trouvent les pays d’accueil en capacité, en désir ou en capitulation devant l’application du principe.

Or, le pacte doit être entériné à Marrakech les 10 et 11 décembre. Il doit cependant être dénoncé comme totalement faux de limiter les réticences à deux ou trois mauvais coucheurs. En mettant seulement en avant, le 27 novembre, les craintes de l’Autriche et de la Hongrie, Le Monde reste fidèle à ses habitudes. Il rappelle, mais de façon subliminale, leur défaite en 1918 et le démantèlement de l’Europe centrale.

Et, certes les discours d’une Merkel, de l’actuelle commission Juncker à Bruxelles, de Macron en France, d’un Trudeau au Canada vont hélas dans le sens du projet et de sa moraline hypocrite.

Au contraire, les grands pays du monde, dans les faits, ne se préparent pas à accueillir la vague migratoire qui en résulte, et qui se révélerait un tsunami. Les soi-disant experts onusiens manifestent au moins le mérite de nous en révéler la dimension. Leur chiffrage ne se limite pas aux 25 millions de réfugiés vrais ou faux. Il atteint actuellement une projection 9 (neuf) fois plus large soit 225 millions de « chances » pour leurs pays, offertes essentiellement à 400 millions d’Européens et aux Canadiens. Ce chiffre pour commencer…

Notons qu’ailleurs personne ne s’y consent.

Ne parlons même pas des pays musulmans riches : les pays du Golfe ou l’Arabie saoudite manifestent une compassion bien limitée envers leurs frères islamiques pauvres.

Les États-Unis, où les bien-pensants feignent de rappeler qu’ils ont été peuplés d’immigrants, les refoulent activement à la frontière du Mexique. Mais ni la Chine, ni le Japon, ni la Russie, le plus vaste espace sous-peuplé du monde ne leur ouvre vraiment les bras. N’oublions pas que la raison principale de la victoire du Brexit en Angleterre en 2016 vient de ce dossier. L’immense Australie les rejette à la mer : ils n’y viennent plus.

Le 28 novembre il se confirme que deux pays comme l’Italie[2] ou la Belle Province du Québec[3] se rallient à une opposition significative.

Et, deux jours avant la conférence de Marrakech des 10 et 11 décembre, en Allemagne, les 7 et 8 décembre, les 1000 délégués de la droite en débattront.

Ce 21 novembre, au Bundestag, favorable au texte, la chancelière a encore cru pouvoir soutenir que « la question migratoire ne peut être abordée que dans un cadre international, et il ne faut pas croire qu’un pays peut à lui seul affronter cet enjeu ».

En face Jens Spahn, candidat à sa succession et opposant au projet a pu obtenir, le 26 octobre que le congrès se prononce sur le texte. Sa rivale Annegret Kramp-Karrenbauer, au contraire, s’est prononcée sans ambiguïté en faveur du pacte tout en ronchonnant contre la double nationalité, ce qui ne fait, à terme, qu’aggraver le problème.

Ceci concerne en fait l’ensemble de l’Union européenne puisque son enjeu déterminera le premier et le plus puissant des États-Membres. Hors d’Allemagne l’Union CDU-CSU, est considérée en général comme la représentative de la partie conservatrice de l’opinion. Mais, attelage un peu étrange, elle est composée d’un parti implanté dans l’ensemble des Länder et d’un autre qui domine en Bavière, ceci pratiquement depuis les élections régionales de 1946. Sous l’étiquette chrétienne-sociale, cette CSU constitue sans doute l’une des principales forces authentiquement étiquetées à droite outre-Rhin. Elle ne manque pas de se présenter comme très proche de partis homologues dans l’espace germanique, l’Union du centre en Suisse alémanique et l’ÖVP, parti populaire en Autriche. Une forte résonance fonctionne aussi dans des pays de tradition habsbourgeoise et catholique comme la Hongrie, la Tchéquie, la Slovaquie, la Slovénie et même la Pologne.

La CDU qui, elle aussi, a le plus souvent dominé les autres Länder cherche aujourd’hui à survivre aux deux grandes erreurs émotionnelles imposées au pays par la chancelière Merkel. Celle-ci, en 2011, avait prétendu rompre avec le modèle dit « multikulti » laissait certes un espace économique social libre à ceux qu’on appelait des Gästarbeiter, des travailleurs hôtes. Mais on ne leur accordant pas ou très difficilement la citoyenneté allemande. L’idée nouvelle consistait à leur imposer une assimilation, comparable à [l’ancien] modèle français, l’apprentissage de la langue allemande, etc. Les immigrés allaient devenir citoyens, et électeurs, beaucoup plus vite, et ceci pour des raisons analogues à celles de la Troisième république en France, ou dans le Bas Empire Romain : la dénatalité. Rappelons que la plupart de nos dirigeants, à commencer par celle qu’on appelle Mutti, n’on pas élevé d’enfants.

En 2015, faute pratiquement impardonnable aux yeux de la majorité de ses compatriotes, la chancelière allait élargir le champ de cette politique en accueillant massivement les réfugié, son fameux « wir schaffen das » – « nous y parviendrons ». Cette nouvelle politique n’a pas seulement produit de graves remises en cause dans le paysage politique de son pays, elle a engendré un déséquilibre et une crise d’identité dans toute l’Europe.

JG Malliarakis  

[1] cf. Chronique de L’Insolent du 28 novembre : « L’Écologisme dictatorial persiste dans son mépris »
[2] cf. « Les députés italiens adoptent la loi anti-migrants souhaitée par Matteo Salvini »
[3] cf. « Le Québec envisage de réduire l’immigration »

https://www.insolent.fr/