Le populisme, condition du réveil des peuples (2010) 1/2

Les dirigeants occidentaux se méfient du peuple. Le plus souvent, ils refusent de prendre en compte l’expression de ses choix. Ou bien encore ils tentent de biaiser les modes de son expression publique. Les modifications de lois électorales y contribuent à l’occasion, instaurant un seuil de voix pour avoir des élus, envisageant telle mesure pour empêcher quadrangulaires ou triangulaires. D’une façon ou d’une autre, et ne serait-ce que par l’abstention, le peuple manifeste qu’il n’adhère pas à ces caricatures de démocratie. Il ne veut pas n’avoir le choix qu’entre des partis, UMP ou PS ou prétendus écologistes, qui sont d’accord sur des points aussi essentiels que la construction d’une Europe libérale, et plus précisément libre-échangiste, et sur une idéologie qui désarme les peuples d’Europe, l’idéologie dite « des droits de l’homme ».

Entre l’islamisation et américanisation des moeurs

L’électeur ne veut pas cautionner des « libéraux », souvent libéraux-libertaires qui, par un paradoxe apparent, sont d’accord pour instaurer une société de plus en plus policière, sécuritaire sans sécurité réelle, inégalitaire et communautarisée.

Dans ces conditions, qu’est-ce que le populisme ? Que peut être le populisme ? Que doit être le populisme ? Le populisme est la réaction hors système des peuples dont une fraction de moins en moins négligeable dit non à la pensée imposée sur les vertus du Nouvel Ordre mondial. Réaction face à la pensée unique, réaction face au Politiquement Correct, réaction face à la super-classe mondiale et mondialiste.

Le populisme peut ainsi être non pas toute la solution pour redonner ses libertés au peuple mais un préalable à la solution. À quelles conditions ? Commençons par ce que le populisme ne doit pas être. Il ne peut se borner à mettre en cause les ruptures du lien social liées à l’immigration. La mondialisation, l’américanisation et l’uniformisation des peuples amènent à une perte des repères et à une difficulté d’en fonder de nouveaux. L’immigration de masse que connaît l’Europe et particulièrement la France est une conséquence majeure, et parfaitement négative, de ce processus. Mais elle ne peut être combattue sans comprendre et sans combattre l’ensemble du processus. De même, l’islamisation, ravageuse mais au demeurant moins massive que l’américanisation des mœurs, est à la fois une conséquence de l’immigration et une réaction identitaire de certains immigrés.

Une politique pour le peuple par le peuple

Surmonter la perte de sens qui envahit notre peuple, surmonter la défiance du politique, c’est cela qui constitue la vocation du populisme. Celui-ci a une définition faire une politique pour le peuple et par le peuple. Une politique pour le peuple, c’est une politique qui ne dissocie pas la souveraineté nationale de la souveraineté populaire. C’est une politique pour le peuple et la nation. Les questions d’indépendance nationale, ou encore les transferts de souveraineté à une Europe politique – contrairement aux souverainetés actuellement évanouies dans une Europe libre-échangiste – sont des questions qui relèvent de la souveraineté populaire, et non de traités opaques. C’est le peuple qui doit décider sur les questions essentielles qui concernent son destin : immigration, protectionnisme, préférence nationale, service public, gratuité de l’école, agriculture et ruralité, grands principes de la fiscalité, retraites. C’est pourquoi le populisme nécessaire ne peut que se distinguer absolument de l’esprit « réactionnaire », antidémocrate, et des nostalgies monarchiques. Depuis Rome, le populisme, c’est la République. Le populisme nécessaire est nécessairement républicain. Et c’est justement pour cela qu’il veut une autre République que celle que nous connaissons.

Pour le référendum d’initiative populaire

Le populisme, c’est la démocratie poussée jusqu’au bout. C’est-à-dire le contraire de la démocratie muselée actuelle. Ce qui a de la valeur, c’est ce qui a été sanctionné par la volonté populaire. Le peuple doit décider et il doit intervenir. Le populisme nécessaire, c’est le référendum d’initiative populaire. Ce sont des modes de scrutins clairs et lisibles. C’est le choix des élus par le peuple, notamment par la proportionnelle avec vote préférentiel. Mais c’est aussi la gouvernabilité, qui implique une prime majoritaire. La démocratie poussée jusqu’au bout, c’est la gouvernance au plus près des besoins des gens à chaque fois que c’est possible, et c’est donc le respect de l’échelon communal mais avec des communes fédérées dans les communautés de pays et communautés urbaines. C’est un nombre important d’élus locaux, et c’est pour eux les moyens de travailler avec un statut d’élus locaux, et avec une rémunération dès l’échelon du conseiller municipal. La démocratie poussée jusqu’au bout, c’est la liberté d’expression restaurée, pleine et entière et sans tabous, et donc sans lois perverses et inquisitoriales. C’est le droit de polémique et la fin des sujets interdits.

Le populisme nécessaire, c’est aussi une politique exigeante d’assimilation. Qui veut être citoyen français et est régulièrement en France depuis longtemps doit pouvoir l’être, mais à l’exclusion de toute autre citoyenneté, et s’il adhère à la conception française, laïque mais non pas antireligieuse de la société, et ce quelle que soit sa nationalité d’origine. Être citoyen, c’est choisir, ce n’est pas consommer des droits. Cela ne peut être banalisé. Qui veut rester étranger le peut mais n’aura ni tous les devoirs du Français ni ses droits. La notion de séjour transitoire en France, hors regroupement familial, dans le cadre d’une coopération avec le pays d’origine, doit être réhabilitée.

À suivre

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